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Intérêt de l’utilisation des Huiles essentielles dans la maladie d’Alzheimer
Intérêt de l’utilisation des Huiles essentielles dans la maladie d’Alzheimer
Les huiles essentielles ne peuvent prétendrent aujourd’hui à être un traitement de la maladie d’Alzheimer même si récemment des publications évoquent que la prise de poivre noir et de curcuma pourraient avoir une action préventive sur son apparition. La maladie d’Alzheimer est associée à des dommages oxydatifs et à une inflammation. Elle est caractérisée également par une accumulation de bêta-amyloïdes en plaques dans le cerveau. Cette accumulation de plaques contribue au déficit cognitif. Le risque de développer la maladie d’Alzheimer serait diminué par la consommation d’antioxydants et d’anti-inflammatoires. Il a été relevé sur des données épidémiologiques que la prévalence de maladie d’Alzheimer était plus faible dans certaines populations de l’Inde que dans celles d’autres pays. Une des raisons invoquées pour expliquer cette observation était la consommation plus élevée de curcuma en Inde, mais cette explication n’a pas encore été appuyée par des données scientifiques. Il a été démontré chez l’animal que la consommation de curcumine améliorait les déficits de type cognitifs reliés à la maladie d’Alzheimer sans que cette action ait d’explication. Parmi les facteurs de risque invoqués dans cette maladie, nous retrouvons l’hypercholestérolémie, l’hypertension artérielle, les maladies cardiovasculaires. Il est donc possible que les différentes propriétés de la curcumine (telles les propriétés antioxydante, anti-inflammatoire et hypocholestérolémiantes) puissent être associées à cet effet. Un des problèmes est l’absorption limitée de la curcumine c’est pourquoi il est intéressant de l’associer au poivre noir. En effet outre ses propriétés propres anti-inflammatoires et anti-oxydantes, il favorise cette absorption. La prise de ces épices sous forme d’huiles essentielles permet une absorption de quantités plus importantes. Une étude est actuellement en cours chez des sujets atteints de la maladie d’Alzheimer afin d’évaluer l’efficacité de la curcumine pour le ralentissement de cette maladie(Ringman JM, Frautschy SA, et al. A potential role of the curry spice curcumin in Alzheimer’s desease Curr Alzheimer Res 2005 April ;2(2):131-6). La maladie d’Alzheimer débutante se caractérise par des troubles de la mémoire récente, des déficits de l’attention. Puis, progressivement, toutes les fonctions cognitives sont touchées (langage, intelligence, …). Ensuite apparaissent des signes d’anxiété et dans certaines formes de la maladie des troubles de l’humeur à type d’agressivité. Les huiles essentielles sont utiles sur divers problèmes survenant au décours de la maladie depuis les problèmes de stress, d’insomnie, d’agressivité jusqu’aux coups et blessures et aux infections urinaires et pulmonaires. Il faut toujours rappeler que pour profiter au mieux de s huiles il faudra prendre des huiles de qualité 100% pures, naturelles et biologiques, respecter les doses et les modes d’utilisation. Enfin ne pas faire d’utilisation de plus de trois semaines consécutives sans observer une pause d’une semaine ; afin d’éviter de saturer le foie qui en est le principal lieu d’élimination où elles sont en compétition avec les autres produits prescrits dans cette pathologie. Quelles sont les huiles à considérer ? Elles sont assez nombreuses on citera par leur nom commun, leur nom latin et on en donnera les propriétés traditionnellement reconnues : - Ylang-ylang (Cananga odorata) troubles du sommeil, stress, troubles de l’humeur ; Géranium bourbon (Pelargonium roseum) troubles de la peau, calmant, Lavande (Lavandula officinalis) calmante, antiseptique Romarin (Rosmarinus officinalis) Saro (Cinnamosma fragrans) asthénie, fatigue, stimulant immunitaire Poivre noir (Piper negrum) troubles de la digestion et des graisses Curcuma (Curcuma alismatifolia) Hélichryse (Helichrysum gymnocephallum) atteintes hépatiques, vasculaires et cutanées (coups, bleus, oedémes traumatiques) Niaouli (Melaleuca quinquenervia var viridiflora) anti-infectieux Ravintsara (Cinnamomum camphorum) fatigue physique et psychique, anti-viral Citriodora (Eucalyptus citriodora) douleurs et inflammations Eucalyptus (Eucalyptus globulus) problèmes pulmonaires et infectieux.
Ces huiles peuvent être utilisées soit seules soit associées à plusieurs. Les mélanges sont appelés complexes, ils sont destinés à maximiser l’efficacité des huiles sur une indication précise. Il faut bien connaître les huiles pour pouvoir les mélanger, faute de quoi il vaudra mieux s’adresser à des mélanges du commerce ; tout en sachant qu’il ne faut jamais mélanger plus de quatre huiles sinon il est difficile de savoir quelle en sera exactement l’efficacité.
On peut citer quelques mélanges utiles pour : - l’anxiété : Géranium et Ylang-ylang l’insomnie : Ylang-ylang et Ravintsara le stress : Ylang-ylang, Niaouli et Citriodora la fatigue : Saro et Romarin les infections cutanées (escarres) : Géranium et Niaouli les douleurs : Citriodora, Helichryse et Ravintsara
Comment les utiliser : Les huiles essentielles manifestent leur activité très rapidement souvent en quelques minutes et ont un effet qui dure de quatre à six heures. Toutefois il ne faut pas oublier qu’il s’agit de produits naturels dont l’action complète ne se ressent que progressivement, il ne faudra donc pas hésiter à attendre plusieurs jours pour obtenir l’effet souhaité. Les huiles essentielles sont des essences, elles ne se dissolvent donc pas dans l’eau mais dans les corps gras uniquement. Il ne faut donc pas essayer de les mélanger dans de l’eau.
Massage, inhalation ou absorption : Les diverses applications
Massage
Le massage se fait par application locale directe sur la peau, des huiles unitaires ou complexes pures ou mieux additionnées d’huiles végétales biologiques telles que amande douce, moringa oleifera, germe de blé, coprah, tournesol, noisette …..
La dilution préconisée pour un usage thérapeutique se situe entre 5% et 15% maximum.
En pratique :
1/10e Huile Essentielle + 9/10e huile végétale est une formule équilibrée
ou bien 3 à 5 gouttes d’huile essentielle pour le corps et 1à 3 gouttes pour le visage diluée dans une demi cuillère à café d’huile végétale.
Il suffit alors de l’appliquer avec la main, en massant fermement et lentement, la partie du corps à traiter jusqu’à pénétration complète.
Répéter 2 à 3 fois par jour.
Il est nécessaire, par prudence, de toujours faire un essai localisé des huiles riches en monoterpénes et en phénols qui peuvent être irritantes.
Inhalations
Dans ¼ litre ou un bol d’eau très chaude, il faut ajouter 4 à 5 gouttes d’huile unitaire ou de complexe puis respirer profondément au dessus du récipient pendant 10 minutes la tête recouverte d’une serviette ou à l’aide d’un petit appareil de captage, de type inhalateur traditionnel.
Diffusion Les anglo-saxons utilisent beaucoup les huiles essentielles dans les réanimations et dans les centres anti-cancéreux pour leurs vertus relaxantes, anti-stress et anti-infectieuses et les diffusent dans l’atmosphère à titre aussi bien préventif que curatif. Pour les diffuser il suffit soit de les vaporiser, soit d’utiliser un diffuseur passif (ne pas chauffer car on risque de détruire une partie des principes actifs), soit de les mettre dans un récipient qui contient un peu d’eau, une éponge naturelle ou un gel, et de les laisser s’évaporer. Il est toujours possible de déposer 2 ou 3 gouttes sur un mouchoir, un oreiller ou sur le drap . En diffusion active Il existe de multiples appareils électriques qui permettent cette utilisation. Il est déconseillé de chauffer les HE directement afin d’éviter de dénaturer les molécules actives. Prudence : certaines huiles essentielles sont déconseillées en diffusion, en particulier la cannelle et la girofle
Voie orale
Le passage par le tube digestif permet une absorption rapide et complète assurant avec quelques gouttes une grande efficacité. Les arômes très prononcés des HE ne les rendent pas toujours très agréables à avaler, elles peuvent cependant être absorbées pures, dans un lait chaud, avec du miel, du yaourt, sur de la mie de pain, sur un sucre ou un comprimé de saccharose
Pour un adulte, l’utilisation habituelle est d’une goutte par 25 kg de poids corporel de une à trois fois par jour, toutes huiles essentielles confondues. En automédication, pour une personne de poids moyen, 6 à 9 gouttes par jour est une dose raisonnable et suffisante jusqu’à un maximum de 12 gouttes par jour. Certaines huiles riches en cétone, compte tenu de leur possible toxicité, sont à utiliser avec précaution, à de plus faibles doses. L’aromathérapie n’est pas une panacée. Elle peut être combinée avec d’autres thérapies et doit bénéficier d’une diététique appropriée et d’une bonne hygiène de vie. La consultation d’un aromathérapeute est fortement recommandée.
Précautions générales à prendre avec les huiles essentielles
Consulter un spécialiste dans les cas suivants :
allergies avérées, asthme, maladies auto immunes
peau très sensible au soleil : certaines huiles sont photo-sensibilisantes
Précautions d’emploi Elles doivent toujours être tenues hors de portée des enfants. Respecter les doses indiquées. Éviter tout contact d’huile essentielle pure, non diluée, avec les yeux, les muqueuses, les zones irritées ou sensibles. Certaines huiles ont des contre indications par exemple : • l’huile essentielle de cyprès, en cas de cancer de la prostate, de mastose ou de cancer hormono dépendant, doit être utilisée sous surveillance, compte tenu de ses activités hormonales en sus de son action sur la circulation • la menthe poivrée est neurotoxique et abortive, elle est aussi dermo caustique et elle peut entraîner des refroidissements trop importants de la peau voire même des nécroses. Il faut être également très prudent chez l’enfant de moins de 7 ans. • les huiles essentielles de thym et de girofle, riches en phénols, ne doivent pas être chauffées et diffusées sous peine d’irritations broncho-pulmonaires et cutanées importantes
Conduite à tenir
En cas d’absorption orale importante, appeler le centre anti-poison le plus proche.
En cas de contact involontaire, rincer abondamment
Chez les sujets sensibles, une allergie peut toujours survenir, il est bon de tester, avant une utilisation large, une goutte de l’huile essentielle sur l’avant bras et d’attendre au moins quelques heures pour vérifier l’absence de réaction cutanée.
Les durées de diffusions atmosphériques d’huiles essentielles doivent être limitées à 30 minutes dans une pièce de 20 mètres carrés pour éviter toute sursaturation.
Certaines huiles essentielles comme la cannelle ou la girofle peuvent être irritantes pour la peau. On limitera leur dilution à 1% maximum.
Mélanger les huiles essentielles nécessite certaines connaissances :
certaines sont antagonistes comme la cannelle et la girofle.
la manipulation doit être protégée de toute absorption accidentelle : le port de gants et de masque est recommandé.
En résumé :
Les huiles essentielles sont d’excellents adjuvants, dans une pathologie où il n’y a que quelques traitements symptomatiques, elles peuvent aider à soulager de nombreux problmées connexes et pourraient même être un jour une thérapeutique de fond si l’on prouvait qu’elles peuvent prévenir ou réduire la survenue des plaques amyloïdes. Elles ont beaucoup d’avantage et peu de risques. Toutefois il sera toujours utile d’avoir recours à un thérapeute expérimenté.
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